samedi 29 juillet 2017

Flashback : Le SUPER régime pré opératoire !

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Je vous avais promis il y a quelques temps de vous faire un billet spécial sur le fameux régime pré-opératoire, étape indispensable pour tout candidat à la chirurgie bariatrique, que ce soit pour subir une sleeve ou comme moi, un by-pass.

Pour avoir discuté avec d'autres opérés, il s'avère que ce régime pré op n'est pas le même pour tout le monde... et parfois, certains chirurgiens ne le prescrivent même pas 😲 Pas de bol pour moi, moi j'y ai eu droit. Et le moins que l'on puisse dire, c'est que ce ne fut pas une partie de plaisir !


#Torture

La raison de ce régime préopératoire ? En fait il y en a 3:

👉Dégommer quelques kilos très rapidement pour mettre le corps dans une bonne dynamique: mentalement, perdre des kilos rapidos, c'est top ! Sur une semaine, on peut perdre de 3 à 5kg en moyenne, le KIFF total !

👉Dégraisser (un peu) notre abdomen et notre foie gras, ce qui facilitera le geste chirurgical: bah oui, faut pas se leurrer, farfouiller dans notre gras-double c'est pas facile facile. Certes ils nous transperce le bide avec des trocarts pour, entre autres, injecter du gaz pour gonfler l'abdomen et faire de la place, plus y'a de couenne, plus c'est tendu pour opérer (sans compter que la graisse s'accroche aux organes).

C'est un peu, ouais !

Et enfin la dernière raison à ce régime... et pas la moindre :

👉Permettre au patient de montrer sa bonne foi et sa volonté de mettre en place les changements nécessaires à la réussite de la chirurgie bariatrique. On ne le rappellera jamais assez: la chirurgie bariatrique n'est pas un miracle ! C'est une baguette magique qui file un super coup de main. 

En bref, si tu te fais opérer et que tu recommences à t'empiffrer de Kinder Bueno, de pâtisseries et à te gaver de junk food arrosée au Coca tous les jours, faut être honnête, tu VAS regrossir. Peut-être pas aussi vite qu'avant, mais TU. VAS. REGROSSIR.



C'est qui le coupable dans votre cas ? Moi c'est le n°2... mais n°1 et n°3 sont complices.

Bon, trêve de blabla, ce régime pré-opératoire, c'est quoi ? Il en existe 2, tout dépend du chirurgien et de ses petites habitudes: la version yaourt nature ou la version blanc d'oeuf. Moi j'ai eu droit à la version blanc d'oeuf.

Pendant toute une looooooooongue semaine, j'ai donc eu droit à des menus absolument dééééééélicieux ! #modeironieON

Dans le détail, ça donne ça:

Petit déjeuner:

150cc de lait écrémé ou 1 yaourt 0%
1 fruit
30g de pain SANS BEURRE NI CONFITURE 😱

Déjeuner:

200g de légumes SANS BEURRE NI HUILE NI CREME
150g de féculents cuits IDEM
2 BLANCS d'oeufs en omelette ou durs (j'ai bien dit BLANCS, c'est à dire sans le jaune...)
1 yaourt 0%
1 deuxième laitage 0%

Goûter:

1 fruit
1 laitage 0%

Dîner:

200g de légumes SANS BEURRE NI HUILE NI CREME
150g de féculents cuits IDEM
2 BLANCS d'oeufs en omelette ou durs (j'ai bien dit BLANCS, c'est à dire sans le jaune...)
1 yaourt 0%

Les recommandations d'usage

- on évite les pains grillés et biscottes because graisses ajoutées dans leur préparation
- les laitages 0% peuvent être aux fruits, natures ou aromatisés, mais toujours 0%
- tous les fruits sont permis mais on oublie les fruits secs et les oléagineux.
- maïs, patate douce et tapioca sont interdits.

Maaaaaaaaaaan dieu que cette semaine fut longue et fade !!! J'ai eu l'impression de bouffer de la verdure toute la semaine, et sans sauce en plus !

Maman Baleine fait son régime pré-op !!

Vous l'avez remarqué, la viande est interdite. NADA. WALOU. QUE DALLE. NIET. Pas même une pauvre tranche de blanc de poulet à 5% de MG. La carnivore que je suis a terriblement souffert...



T'aimes pas le blanc d’œuf ? Pas de bol, tu vas devoir t'en bouffer 4 par jour. Et tous ces blancs d’œufs ingurgités ont un effet inattendu... Non, tu ne vas pas te transformer en poule ou te mettre à chanter à l'aube les pieds dans le purin. En revanche, tu vas avoir une haleine de poney !

#Glamour

Bon, ce régime m'a tout de même permis de zigouiller 3 kilos avant l'intervention, ce qui a fait très plaisir à mon chirurgien chéri ! Et comme on dit, c'est toujours ça de pris (ou de perdu, d'ailleurs) !

Voilà voilà ! Ça vous a mis en appétit, hein ??

samedi 22 juillet 2017

Celle qui fait son bilan post-bypass #1: 3 semaines post-op

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Me voilà donc à 3 semaines post-op. Cela fait maintenant 3 semaines que je cohabite avec Michel, mon mini-estomac. Oui, j'ai donné un nom à mon mini-estomac. Étant donné la place qu'il prend dans ma vie, il mérite bien un p'tit nom. J'ai choisi Michel, petit hommage à mon chirurgien-chéri ♥

Toute ma vie, ou presque, tourne autour de cette mini-poche de la taille d'un ballon de rouge ! Un estomac standard contient peut contenir jusqu'à 4 litres 😱 Aujourd'hui, mon mini-estomac ne peut contenir qu'environ 100ml, soit pas grand-chose: 

100ml = 1 petit verre ballon = 1 petit pot bébé = 1 demi mug = à peine 1 pot de yaourt.

Autant vous dire qu'une assiette à dessert me suffit amplement pour manger ! Les portions de mes repas étant minus, je suis obligée de faire 5 à 6 repas par jour:

- petit déj
- collation vers 10h
- déjeuner
- collation vers 15h
- re-collation vers 17h
- dîner

C'est un peu ça ma life

Et mes repas sont bien loin du combo entrée-plat-dessert hein. Je ne vais pas vous détailler le protocole de réalimentation post op en 4 étapes ici, je vous préparerai un article spécial à ce sujet. Mes repas, bien que peu copieux, durent néanmoins une bonne 40aine de minutes, voire davantage. Je ne peux manger que bouchée par bouchée, espacées d'une bonne minute histoire d'être sûre que la précédente est bien descendue. Et bien évidemment, INTERDICTION FORMELLE de boire pendant les repas.

La boisson d'ailleurs, parlons-en. Il est indispensable de boire toute la journée. En revanche, oubliez le litre et demi à ce stade, car c'est mort. A 1 mois post-op, on recommande 1 litre. Gorgée par gorgée, à une minute d'intervalle. Impossible de descendre 1 demi-litre de flotte cul-sec par grande chaleur comme je le faisais jadis.  Aujourd'hui je passe mon temps une bouteille à la main. Une bouteille d'eau hein, bande de poivrots ! Mais je dois également être prévoyante car interdiction de boire 30 minutes AVANT le repas, pour éviter de me couper l'appétit (si on peut encore l'appeler comme ça) et APRES le repas (pour éviter le phénomène de trop-plein qui ferait ressortir mon reps bien plus vite qu'il n'est entré). 

Avec tout ça, je dois tourner autour des 700 kcal par jour. Pour un corps habitué à fonctionner avec 1500-1800 kcal auparavant, ça doit lui faire drôle à mon organisme...

Moi avant !
 
Moi maintenant !
 
Bon, vous allez dire, "elle va finir par nous dire où elle en est niveau poids ou bien ?". Maaaaaais oui, je vais vous dire !

Attention les yeux, les poids donnés ci-dessous sont situés sur une échelle baleinesque... et je ne vous cache pas qu'il me faut sacrément travailler sur moi-même pour les écrire noir sur blanc au vu au su de tout l'internet...


MARS 2017: Poids début du rééquilibrage endocrino = 122,5kg  #sauvezWilly

21 JUIN 2017 : Poids avant régime préopératoire = 113,5kg #WillyEstAuRégime

28 JUIN 2017: Poids pesée préopératoire = 110,5kg 

J21 post by-pass :  103,7kg !

=> soit quasiment 7kg en 3 semaines de by-pass
=> soit 18,8kg en tout !


Petit bilan centimétrique sur le mois écoulé (régime préop + 3 semaines bypass):

* tour de cou : - 0,5 cm 
* tour de bras : - 3 cm
* tour de poitrine : - 4 cm
* tour de taille : - 4 cm
* tour de hanches : - 10cm
* tour de cuisses : - 6 cm
* tour de mollets : - 3 cm


Le plus impressionnant c'est les hanches / fesses, quand on sait que j'avais déjà perdu 20cm de tour de hanches avant l'opération par rapport à la mesure de l'endocrino ! Je commence à nager dans mes vêtements !

Voilà voilà ! Je suis plutôt satisfaite de ce départ même si je m'attendais à plus de perte, surtout quand on lit le témoignage de bypassés qui liquident 10 à 15kg par mois les premiers mois. Mais je me dis... Chi va piano va sano !

A bientôt les gens !!

mercredi 19 juillet 2017

Celle qui s'est faite opérer ! #Episode 2

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=> Previously on MamanBaleine's blog: LE BY-PASS

Eh oui, encore une nuit blanche à Seattle Strasbourg ! Et pourtant Dieu sait si avec les restes de l'anesthésie je n'avais qu'une envie: Dormir. Roupiller. Pioncer. Mais manifestement, y'avait pas moyen.

Je vous plante le décor ?
 
1. Vous vous en doutez, le ballet des personnels soignants dans les couloirs et la douce musique des sonnettes des patients ne se sont pas arrêtés comme par magie pour me laisser pioncer, hein... Et si c'est déjà bien relou en temps normal, vous n'imagez même pas quand vous êtes crevée.

2. Ajoutons à cela un objet de torture très particulier: les jambières de compression pneumatiques. 
Il s'agit de contentions qui gonflent grâce à un moteur en exerçant une pression progressive. Ça remplace donc les bons vieux bas de contention de mamy non adaptés à mes cuissots éléphantesques.
 
(#publicitémensongère)

Si lorsqu'on me les a mises au bloc j'ai trouvé ça sympa, là c'était une toute autre chanson. Qui dit moteur dit bruit. Pas un peu de bruit. Beaucoup de bruit. BEAUCOUP. Ça vrombit non stop, ambiance youpi-j'ai-une-mobylette-au-pied-du-lit-qui-tourne-toute-la-nuit. Non seulement le moteur fait du bruit mais en plus les jambières tiennent grâce à des scratchs qui font un barouf d'enfer à chaque gonflement de la jambière.

Ah ! et j'vous ai pas dit, j'ai une tendance à la claustrophobie. Je ne me sens pas bien dans les espaces fermés, il me faut une porte de sortie facilement accessible. Pourquoi elle raconte ça ? penserez-vous ? Bah tout simplement parce qu'à cause de ces jambières je me sentais comme enfermée, piégée. Bref, ce truc qui me serrait les guiboles me rendait complètement folle. Je ne sais pas si c'était à cause de l'anesthésie qui me faisait encore planer à 10000 ou la fatigue extrême, ou le combo des deux.... mais sans déconner je me revois supplier les infirmières de m'enlever cet instrument de torture au plus vite sans quoi j'allais péter une pile.


(#badtrip #ladroguecestmal)

Et moi qui déteste les films d'horreur, ça me faisait aussi cet effet-là... (quoi, ça vous fait peur ça vous aussi ?) (oups) (bonne nuit hein)


Mais finalement je ne suis peut-être pas si bizarre que ça comme nana, puisque ma voisine de chambre a également supplié les infirmières de lui enlever ces foutues jambières qui l'empêchaient elle aussi de dormir.

3. Terminons enfin par le plus insupportable: les douleurs post-op. 
Eh oui, l'anesthésique ne faisant plus effet, j'ai eu le plaisir de faire connaissance avec toutes mes cicatrices et les douleurs qui vont avec. Impossible de trouver une position confortable. Je dors quasi toujours sur le côté, en chien de fusil. Impossible because une cicatrice de chaque côté sur le flanc. Dormir sur le ventre ? Avec trois cicatrices sur l'avant du bide, on va oublier. Reste donc l'option dormir sur le dos... ce qui m'est interdit because mon gros ventre et ma poitrine loloferrariesque pèsent trop lourd sur ma cage thoracique et me provoquent des pauses respiratoires (et en plus avec mes vertèbres lombaires soudées, ça me fait un mal de chien).

Autant vous dire que les nuits suivant l'intervention furent PAS DU TOUT reposantes ou réparatrices. Le seul endroit où je me sentais à peu près bien pour dormir c'était dans le fauteuil ou alors dans le lit en position semi-assise.
♫zombie, zombie, zombie hi hi hi oh oh oh ♫

Bref, j'ai vu défiler chaque minute de mes 2 premières nuits post-op... sans compter que malgré tout, je commençais à avoir un peu faim mais n'avais pas le droit de manger. Tout juste ai-je pu boire un petit peu d'eau pour prendre mes antalgiques.
 
 Allez, c'est tout pour le moment !



vendredi 14 juillet 2017

Celle qui s'est faite opérer ! #Episode 1

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2 semaines.

Voilà 2 semaines que je vis avec mon "nouveau moi", la version 2.0 de moi-même avec un nouveau schéma digestif inside ! Il est quand même temps que je vous raconte un peu tout ça non ?

On m'a gentiment réveillée vers 7h du matin pour un dernier check-up puis je me suis dirigée vers la salle d'eau pour le toilettage décontaminant de rigueur et pour enfiler mon habit de lumière collection cul à l'air.


Je ne vous le cache pas, je n'ai pas beaucoup dormi cette nuit-là. Le stress préop', l'impatience et la peur... mais aussi et surtout le va-et-vient incessant des personnels soignants qui entraient dans la chambre toutes les heures ou presque, les bruits dans le couloir, les sonnettes des autres patients que j'entendais à chaque fois (sympa la chambre juste à côté du bureau des infirmières). 

Mais bizarrement lorsque le brancardier est venu me chercher vers 10h30, j'étais tranquille, sereine, voire impatiente ! J'avais le sourire, discutais de tout et de rien avec lui. J'ai eu l'impression de traverser l'intégralité de l'hôpital tant le trajet fut long !

Puis nous sommes arrivés au sas d'accueil du bloc opératoire. On m'a stationnée dans une zone d'attente puis ce fut le défilé des infirmières de bloc, internes et médecin anesthésiste. Toujours les mêmes questions: "votre nom - prénom - date de naissance?" "vous venez pour quelle intervention ?" "vous êtes prête?" "avez-vous des questions?"

Après une vingtaine de minutes d'attente, à observer le ballet des soignants, tous de bonne humeur, à rigoler et à blaguer, ce fut mon tour d'entrer au bloc. La pièce était d'une blancheur immaculée, il faisait froid. Les murs étaient recouverts d'écrans blancs qui d'un coup sont devenus bleus. Ça faisait très futuriste, c'était très surprenant ! Puis on m'a demandé si je voulais changer de couleur 😲 Bien que ce joli bleu rappelait les profondeurs marines à la Baleine que je suis, j'ai demandé du rose, un rose bien girly et flashy ! Ils n'avaient pas arc-en-ciel, c'est couillon 😊

(#jesuisunelicorne) (#HelloKittycestlavie)

On m'a couverte avec une couverture toute chaude et placé des espèces de bottes en tissu qui se compriment avec un moteur pour éviter le combo phlébite / embolie.

Vint ensuite le SUPER moment de la pose de la perfusion, aka le supplice de l'aiguille. Je suis une plaie, un calvaire pour les infirmiers qui doivent me piquer. La pauvre infirmière anesthésiste a passé 20 bonnes minutes à reluquer mon bras gauche, à serrer / desserrer le garrot dans l'espoir de trouver une veine potable où fourrer son cathéter.

Une fois le cathé placé, un p'tit masque à oxygène sur le pif, une sensation de chaleur dans le bras perfusé et zou ! Plus de son, plus d'image, je me suis très vite endormie.


Je me suis réveillée en salle de réveil vers 16h, peut-être même plus tard. Comme d'habitude, j'ai mis 3 plombes à me réveiller de l'anesthésie, ambiance trucs qui bipent de tous les côtés. Il faut le savoir, j'ai un coeur lent. Très lent. Genre qui bat à 50 pulsations minute au repos en temps normal, alors je vous laisse imaginer au réveil d'une AG... #allôHoustononaunproblème

(#doucementlematinpastropvitelesoir)

J'ai quand même fini par retrouver mes esprits, mais pas de bol, ce n'est pas Alex Karev qui m'a fichu sa lumière dans les yeux !



(#dommage)


On m'a ramenée dans ma suite royale vers 17h30 et j'ai de suite demandé à me lever. Bah oui, urgence pipi et pas moyen qu'on me colle un bassin sous le derche pour que j'y fasse ma p'tite affaire (#questiondedignité)  (#pasfacilequandonestàmoitiéàpoil). Par contre, moi qui ne boit jamais d'alcool... j'ai vraiment eu l'impression d'être bourrée, complètement déchirée ! Pas facile de marcher jusqu'aux toilettes, entre la tête qui tourne, les douleurs postop et la blouse cul-nul qui se fait la malle (dévoilant la quasi intégralité de mon corps de rêve à l'aide soignante) (la pauvre).


(c'était un peu ça)

Dès le soir-même on m'a autorisé à boire un peu d'eau et donné les premiers médicaments (antalgiques et pansement gastrique). J'ai ensuite vu ma copine de chambrée revenir de son intervention, totalement stone elle aussi.

Mon chirurgien adoré est passé me voir en début de soirée pour prendre de mes nouvelles et m'expliquer que l'intervention s'était parfaitement passée, comme dans les livres. Ce chirurgien est une perle: non seulement c'est un ponte dans son domaine (cf l'article posté sur ma page Facebook ) mais en plus il est très souriant et agréable. J'aurai d'ailleurs la chance de le voir chaque jour matin et soir pendant mon hospitalisation, alors que ma copine de chambrée n'a vu le sien qu'à son retour en chambre.

J'aurais bien voulu vous dire qu'ensuite j'ai dormi du sommeil du juste toute la nuit mais non ! Entre les sempiternels bruits de l'hôpital, le personnel soignant qui défile et le bruit du moteur des jambières de contention, je n'ai pas fermé l'oeil... et ma copine non plus.

La suite ?